Le Cloud Computing ? Révolution ou simple effet Marketing?

Qu’est-ce que le Cloud Computing ? Révolution ou simple effet Marketing ?

cloud-computing
Le Cloud Computing ?

Ce terme qui revient de plus en plus sur la toile semble à première vue … très nébuleux!
Est-ce un nouvel argument marketing ? Est-ce l’avenir des Technologies du web ?..

Il est d’autant plus difficile de s’y retrouver que chacun y va de sa propre définition, comme à l’époque pas si lointaine où l’on cherchait à définir ce qu’était le Web 2.0 :-).

En essayant de comprendre je suis bien sûr allé voir ce que l’on en dit sur le net pour mieux comprendre le phénomène

En tant que métaphore de l’Internet, le nuage (cloud) est un cliché familier. Associé à « Computing » celà devient un peu flou. Certains analystes définissent le « Cloud Computing » comme étant la mise à jour des capacités de calcul en fonction du besoin de l’utilisateur. Dans un langage plus clair, c’est la possibilité de pouvoir redimensionner rapidement et aisément la capacité des serveurs, bande passante, base de données, espace disques par rapport au besoin réel des utilisateurs. A bien y regarder, tout cela s’apparente bien à la Scalabilité, dont je peux rappeler la définition :

« Scalability
Equivalents ou assimilés : Scalabilité, Scaleability

Aisément compréhensible, difficilement traduisible, le terme de scalability indique la capacité d’un système à évoluer en puissance, le plus souvent par ajout ou remplacement de composants (processeurs, mémoire, capacité disque). Ce qui permet à une entreprise d’acquérir un système tout en sachant qu’elle pourra en augmenter les performances (éventuellement sans l’arrêter) si le besoin s’en fait sentir. Par extension, une application ou un système d’exploitation est «scalable» si elle ou il sait exploiter l’amélioration apportée au niveau matériel. »

Or donc, jusque là, rien de nouveau sous le soleil : on a juste un enrobage plus sexy en utilisant le terme « Cloud computing« .

D’autres donnent une définition plus large arguant que toute application ou donnée exploitée au delà du Firewall est « in the cloud », dans le nuage.

Le soucis du « Cloud computing » apparaît lorsque l’on réfléchit à ce dont les Technologies de l’Information ont besoin : un moyen d’augmenter sa capacité ou ses possibilités à la volée sans avoir à investir dans une nouvelle infrastructure, sans avoir à former un personnel nouveau, ni en investissant dans de nouveaux logiciels. Le terme « Cloud computing » peut donc englober les services accessibles au moyen d’Internet en souscription ou en pay-per-view permettant d’augmenter les capacités existantes d’une Technologie de l’Information.

Le Software as a service (SaaS) est souvent associé au « cloud computing« . C’est une manière de plus en plus répandue de fournir des applications: celles-ci sont consommées et payées à la demande (par utilisateur par exemple) et non plus acquises par l’achat de licences.

Les logiciels en ligne tels que Google Apps par exemple, ou différentes applis telles que Sumo Paint peuvent être perçus comme la partie logicielle émergée de cette nouvelle manière de concevoir l’informatique. De même on peut avoir accès à de véritables OS en ligne en utilisant un simple navigateur (eyeOs, par exemple)

Les détracteurs du « Cloud computing » :

Larry Ellison , le PDG de la société Oracle, est le premier à faire remarquer le côté « on rend sexy et nouveau quelque chose qui existe pour le vendre plus facilement » :

« L’industrie de l’informatique est l’industrie la plus sujette aux modes, encore plus que la mode féminine. Je suis peut-être idiot, mais je ne comprends pas un mot de ce dont il retourne. De quoi parle-t-on ? C’est du grand n’importe quoi. Jusqu’à quand va-t-il va falloir subir ces idioties ? »

Malgré tout, Oracle aussi puissant soit-elle ne peut pas rester en dehors de cette tendance et c’est « contrainte et forcée » qu’elle va acoller l’étiquette « cloud computing » sur ses produits. La preuve : http://www.oracle.com/technology/tech/cloud/index.html

Richard Stallman, le guru du GNU et du logiciel libre, pense que le « cloud computing » est un piège, car les utilisateurs perdent ainsi le contrôle de leurs applications. Il n’y voit qu’un concept publicitaire sans intérêt.

Voilà. Cette petite recherche sur internet m’a permis d’y voir un peu plus clair sur ce sujet. Rien de révolutionnaire donc dans ce concept de « cloud computing ». Tout au plus ça me permettra de ne pas avoir l’air d’un con face à un interlocuteur qui y fera référence 🙂

Publicités

Un commentaire sur “Le Cloud Computing ? Révolution ou simple effet Marketing?

  1. La scalabilité et les services sont bien deux concepts du « Cloud Computing », mais il faut aussi parler d’élasticité (aptitude d’un corps à reprendre, après sollicitations, la forme et les dimensions qu’il avait avant d’être soumis à ces sollicitations). L’élasticité permet donc d’automatiser le mécanisme de scalabilité des ressources informatique.
    Un autre concept est de base est le modèle économique « pay as you go » ( http://maslintchoonthecloud.blogspot.com/2009/11/pay-as-you-go.html ). C’est ce concept qui permet de faire des économies dans son budget informatique.

    Pour moi, le « Cloud Computing » est donc un méga ordinateur (scalable et élastique), pour lequel on ne paie que ce que l’on consomme. Il héberge des services (software, hardware ou middleware) que l’on accède depuis l’internet.

    Le « Cloud Computing » devrait nous permettre d’affronter l’avenir avec sérénité.

Les commentaires sont fermés.